Nanda Mouhamad, ناندا محمد | Chronique d'aujourd'hui

Je n’oublierai jamais les fois où j’ai joué à Homs, حمص… دير الزور

Homs : Je n’oublierai jamais les fois où j’ai joué à Homs. Le public répandait un enthousiasme contagieux. Une fois montée sur les planches, je pouvais déceler leur présence, un par un. Leurs regards brillaient dans l’obscurité comme dans la lumière. Après la pièce, ils se précipitaient vers moi, pour discuter des moindres détails, ce qu’ils ont aimé ou détesté. Formidables! ils l’étaient depuis le début de la révolution et le sont aujourd’hui plus que jamais. Formidables. Fidèles à eux-mêmes. 

Deir Ez-Zor : Deir Ez-Zor, ville lointaine. Lointaine et délaissée avant la révolution. Aujourd’hui, elle l’est encore plus. Pour une certaine raison, personne ne veut évoquer le sort de cette ville. De toutes façons, elle n’a plus rien d’une ville. Rien qu’une épave, un amas de décombres. Il y a deux jours, j’ai vu l’image d’un grand immeuble effondré sous les bombes. La bande défilante affichait : Hôtel « Al Amal » (l’espoir) et j’ai pensé : L’espoir… Ô combien c’est difficile…

Texte traduit de l’arabe

 

لا أنسى أبدا كل المرات التي عرضت فيها عملا مسرحيا في حمص … الجمهور الحمصي كان محببا إلى قلبي ، وأنت على المسرح تشعر بهم واحدا واحدا. عيونهم تلمع في العتمة وأيضا في النور. وبعد العرض يندفعون ليناقشوك في كل التفاصيل. التي أحبوها والتي كرهوها … مااروعهم ! اليوم أيضا ما أروعهم، منذ بداية الثورة وحتى الآن … هم لا يشبهون إلا أنفسهم

دير الزور، المدينة البعيدة. كانت بعيدة ومهملة قبل الثورة. واليوم ازداد البعد والإهمال.  لسبب ما لاأحد يريد التحدث عن هذه المدينة. التي على أية حال أصبحت الآن ركام مدينة. منذ يومين شاهدت صورة لمبنى ضخم تحطم تحت القصف ، كتب تحت الصورة : فندق الأمل ….. وفكرت صعب،لهي .. كم هو صعب ، الأمل

 

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