Emilie Walker, ايميلي والكر | Récit de voyage

Découverte olfactive de Damas, اكتشاف .دمشق

Une fois n’est pas coutume, je vais parler nez. Je ne parle pas des nez maladroits que j’aime. Non, je veux évoquer les odeurs. A la sortie de l’avion, c’est le nez qui est sollicité le premier. Les yeux sont un peu lésés : il fait nuit, et hormis le bus qui attend sur le tarmac au pied de l’avion, pas grand chose à regarder. En revanche, l’odeur qui prime quand on met le nez hors de l’avion : le benzin, le mazout, le gazoil, ce mélange d’essence et de je ne sais quoi, à l’odeur si particulière. Et les premiers matins, jusqu’à ce que le nez s’y habitue, c’est le premier contact avec la ville éveillée. J’aime beaucoup cette odeur. Si je pouvais la mettre dans une boîte, je la ramènerais à Paris.

Le benzin est présent partout mais une fois le nez habitué le matin, il peut s’adonner à d’autres plaisirs, au fil des ruelles. Les olives, d’abord. Les épices ensuite. Les poubelles parfois. Les fèves et leur jus vendus sur des charrettes ont une odeur âcre nauséabonde. Le pain, le matin. Les oranges accumulées dans des filets devant les échoppes de jus de fruits dégagent une forte odeur tant elles sont parfois vieillies.

L’autre jour, quelqu’un m’a demandé : y a-t-il une odeur que tu n’aimes pas ? J’admets que j’ai dû réfléchir pas mal… et je n’ai pas trouvé.

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